« Pour sortir de Sambey Karang, Amuyaakar Ndooy décida de devenir sipikat. Ses gaays lui conseillèrent de
rester simple développeur avec eux. N'écoutant que son mbok, il se mit quand même à vendre balle sur
balle. Se mouchant fort et portant un grigri, il devint indispensable à tous les revendeurs de yamba de Dakar. Mais arrivèrent aussi la peur des douaniers prescionnés et le risque de finir à Boston. Malgré
tout, Ndooy accepta de livrer pour deux cents coups de canon de marchandise à un ngew. Pour pouvoir réussir ce coup, alors qu'en
plus l'amour s'en mêle et que les coys cherchent à le coincer, Amuyaakar Ndooy a besoin plus que jamais... de développer.
»
Voilà comment je résumerais La vie en spirale. Même si Ndione s'était contenté de jouer sur la langue, j'aurais dévoré son roman avec délectation. Ndione nous décrit bien de manière attendue (mais alerte) le désoeuvrement d'une certaine jeunesse africaine dans une société largement corrompue. Néanmoins, il nous montre parallèlement son héros, drogué devenu dealer, avoir la volonté de sortir de sa torpeur. Malheureusement, un des rares moyens laissés à sa disposition est le traffic. Au travers de ses réussites invraisemblables et de ses échecs tragiques, Ndione fait un éloge au cannabis, à l'amitié et, discrètement, au devoir familial.
Voilà comment je résumerais La vie en spirale. Même si Ndione s'était contenté de jouer sur la langue, j'aurais dévoré son roman avec délectation. Ndione nous décrit bien de manière attendue (mais alerte) le désoeuvrement d'une certaine jeunesse africaine dans une société largement corrompue. Néanmoins, il nous montre parallèlement son héros, drogué devenu dealer, avoir la volonté de sortir de sa torpeur. Malheureusement, un des rares moyens laissés à sa disposition est le traffic. Au travers de ses réussites invraisemblables et de ses échecs tragiques, Ndione fait un éloge au cannabis, à l'amitié et, discrètement, au devoir familial.